EHPAD

Nouvelle journée pour les EHPAD

Chacun se souvient du mouvement de colère et de dignité, pour les patients et les professionnels, des salariés des EHPAD et intervenants à domicile du début d'année. Celui-ci s'était notamment exprimé lors de la grande journée de mobilisation du 30 janvier.

Depuis ce jour, rien n'a changé sur les conditions d'accueil et de travail et de plus, la ministre de la santé a jusqu'à présent toujours refusé de recevoir les représentants des salariés et les organisations syndicales et les réponses que la ministre a pu apporter via différents canals n'ont pas été à la hauteur de la situation.

Alors, pour continuer à faire entendre que les professionnel-les ont une éthique forte, qu'ils-elles souhaitent pouvoir travailler en cohérence avec celle-ci, que chaque patient doit être considéré et accompagné comme un être unique avec des besoins qui lui sont propres, pour aller vers un système qui aide, qui épanouisse, qui écoute et non qui renferme ou qui empêche, continuons, continuez donc à exprimer vers quelles formes de maison de retraite vous souhaitez aller le 15 mars.

 

Ehpad 15 marsEhpad 15 mars (636.45 Ko)


Après la réussite de la journée du 30 janvier...

Le secteur des EHPAD et du service à domicile s'est donc largement mobilisé mardi dernier ! Dans toute la France des manifestations, regroupements et débrayages ont eu lieu, et bien souvent soutenus par les familles des résidents et les résident-es eux-mêmes.

Par chez nous, un EHPAD de Crest était mobilisé, également sur Dieulefit, sans parler du regroupement à Valence (environ 200 personnes) et en Ardèche.

Malheureusement, la réponse politique n'est pas à la hauteur des besoins et attentes. Voici ce qu'en disent les syndicats et ce qui est demandé-exigé afin de donner un accompagnement digne aux personnes âgées de notre société :

 

EHPAD et services à domicile pour personnes âgées :

Nous sommes déterminés à obtenir satisfaction !

 

Partout en France, des dizaines de milliers de salariés, d’agents des maisons de retraite, d’EHPAD, de long séjour et de services à domicile (équipes de SSIAD, etc.),ont répondu à l’appel à la grève nationale de l’intersyndicale et de l’AD-PA, soutenues par de nombreuses associations des familles, et de retraités.

 

Un consensus aussi large ne s’était jamais vu !

 

Le mouvement de grève a été très suivi parce que les salariés n’en peuvent plus : 31, 8 % de personnels grévistes et assignés, selon les chiffres officiels de la DGCS. Tous les professionnels quelle que soit leur catégorie sont arrivés à un point de rupture.

 

Ils n’acceptent plus les conditions de prise en charge et d’accompagnement des résidents et de nos aînés à domicile, qu’ils qualifient d’indignes.

 

Il est temps que le gouvernement entende les revendications. Elles sont claires :

 

  • Application d’un agent ou un salarié par résident, tel que prévu par le Plan Solidarité Grand Age de 2006 ;
  • Abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des EHPAD, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application ;
  • Arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et exige par conséquent le maintien de tous les effectifs des EHPAD y compris les contrats aidés qui doivent être intégrés et sécurisés ;
  • Amélioration des rémunérations des personnels, des perspectives professionnelles et des carrières dans le cadre du statut et des Conventions Collectives Nationales.

 

Nous avons pris connaissance de déclarations de Madame Buzyn qui visent à individualiser, et à renvoyer chaque établissement ou service à domicile à une évaluation. Celle-ci existe déjà. Elle indique :"L'objectif est l'augmentation des postes pour tendre progressivement vers ce fameux ratio de un pour un, … que nous ne pouvons atteindre aujourd'hui pour des raisons structurelles et budgétaires". C’est pourtant la revendication prioritaire de tous les agents des EHPAD et des services à domicile !

 

Après cette mobilisation exceptionnelle, une prise en compte politique et financière s’impose. Celle-ci implique l’ouverture de négociations sur la base des revendications portées par l’intersyndicale et les associations, avec, en préalable, l’abandon des dispositions de la réforme de la tarification baissant les dotations. 

 

Il y a en France, 7 200 EHPAD et 10 000 services à domicile, qui assurent l’accueil et l’accompagnement de 1,4 million de personnes âgées. Ils emploient plus de  700 000 professionnels. L’application du ratio prévu par le plan solidarité grand âge de 2006 ainsi que l’augmentation du temps passé à domicile nécessite la création de 300 000 postes !

L’enveloppe de 50 millions annoncée la semaine dernière, correspond à moins d’un tiers de poste par établissement et ne couvre pas la nécessaire augmentation du temps passé à domicile ! Le compte n’y est donc pas !

 

Nous nous tournons, une ultime fois vers le président de la République, pour qu’il réponde maintenant à nos revendications, afin que les suppressions de postes laissent place aux recrutements nécessaires afin d’améliorer des conditions de travail et de prise en charge de nos aînés.

 

 

Nous revendiquons également la réévaluation des salaires afin de compenser nos conditions de travail difficiles, (alternance postes de jour / poste d’après midi / poste de nuit, 3 à 2 weekends par mois et les jours fériés etc.).

 

Nous demandons que nos collègues sous contrat aidé soient embauchés définitivement après formation et intégrés sous statut (ou en CDI dans le privé).

 

Faute d’une réponse favorable à notre demande de rendez-vous afin d’ouvrir des négociations  avant le 15 février 2018, l’intersyndicale et les associations se verraient dans l’obligation de prendre leurs responsabilités et appelleraient à la grève et à la mobilisation de tous les agents du secteur concerné, et les familles pour la satisfaction des revendications.

 

 

Les organisations syndicales appellent à réunir les personnels dans les services à domicile et les EHPAD pour mettre en œuvre cette orientation,

 

Paris le 1er Février 2018

L’intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFTC, UFAS,CFE-CGC, UNSA, SUD Santé Sociaux -  l’AD-PA

Mobilisation le mardi 30 janvier !

Ce mardi 30 janvier est une journée de mobilisation nationale des professionnel-les des EHPAD qui connaîssent des conditions de travail déplorables avec comme insidences premières des maltraitances institutionnelles dont les victimes sont les personnes accueillies (douches ou toilettes en quelques minutes à peine, personnes laissées pendant trop lontemps avec leur protection souillée, énervement ou ignorance des soignants vis-à-vis des personnes accueillies du fait de la surcharge de travail...).

Dans nos départements, rdv sont donnés :

- à 14h devant le conseil départemental pour Valence

- à 10h devant la résidence du Montoulon (ex V120) pour Privas

- à 14h à l'EHPAD "Rivoly" à la Voulte

- à 14h à l'hopital du Cheylard

Ci-dessous, le communiqué de presse des syndicats appelant à cette journée :

Aide aux personnes âgées : l’insoutenable mépris de l’Etat.

 

L’étranglement financier à l’œuvre depuis des années dans ce secteur, en établissement et à domicile, est tel qu’aujourd’hui ce dispositif est en situation de rupture.

L’Etat ne semble pas prendre la mesure réelle de la situation. Les syndicats de salarié-es (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, SUD, UNSA) de la santé, du social, des services publics et de retraité-es, appellent à l’action par la grève le 30 janvier 2018 dans une totale unité. Ils sont soutenus par l’AD-PA, les organisations de retraités et les familles. On peut dire que cette unité au-delà des organisations syndicales est inédite. D’autres organisations, comités de défenses, collectifs d’usager-e-s, collectifs santé, appellent aussi à soutenir le mouvement et être présents lors des mobilisations. Une telle unanimité témoigne d’une situation à ce point dégradée que l’on peut parler d’urgence nationale sur un sujet de société.

A la veille d’une journée de grève nationale à laquelle les professionnels d’établissements et services à domicile répondront massivement, parce qu’ils n’en peuvent plus, le rendez-vous qui nous avez été initialement proposé par le cabinet de l’Elysée vient d’être annulé.

Par ailleurs, la Ministre de la Santé semble ne pas pouvoir recevoir nos huit organisations. Pour l’intersyndicale et les directeurs, il est inadmissible de ne pas prendre en compte la souffrance au quotidien que subissent professionnel-les, et par là même personnes âgées et familles, des dispositifs accompagnement, à domicile ou en établissements. C’est mépriser et rompre le dialogue, c’est pourquoi l’intersyndicale et l’AD-PA réitèrent leur demande d’être reçus par le Président de la République, le Premier Ministre et la Ministre des Solidarités et de la Santé. Ce sont des décisions politiques qui sont indispensables.

L’heure n’est pas à culpabiliser ou individualiser, à renvoyer chaque établissement ou service à une évaluation, qui part ailleurs existe déjà. Nous avons entendu, parmi bien d’autres propos que nous ne partageons pas sur la réalité de la situation des structures, que Mme Buzyn déclare néanmoins que "L'objectif est l'augmentation des postes pour tendre progressivement vers ce fameux ratio de un pour un, que nous ne pouvons atteindre aujourd'hui pour des raisons structurelles et budgétaires".

C’est cela le cœur de ce que nous voulons discuter précisément.

Il est donc logique et naturel de le discuter avec les responsables de l’Etat, en premier lieu le Président de la République, ainsi qu’avec ceux qui peuvent décider des orientations budgétaires. L’heure est à la prise en compte politique et financière, à l’ouverture de négociations sur la base des revendications portées par le mouvement.

Il est de la responsabilité de l’Etat d’entendre ce qu’expriment personnes âgées, familles et professionnels, sur cette urgence sociale.

                                                                                                                                           Paris le 28 janvier 2018.

ÉLECTIONS PARTIELLES À L'EHPAD VILLA THAIS À VALENCE, GROUPE KORIAN

Nous avons déjà parlé ici du groupe Korian, groupe international qui gère 290 maisons de retraites et 74 cliniques dans toute la France ; et bien d'autres en Italie, Allemagne et Belgique. Au total, c'est plus de 710 établissements qui sont sous sa gestion et plus de 45 000 salariés !

C'est dire la manne financière que cela représente, c'est dire la quantité d'argent qui circule autour de l'accueil des personnes âgées et des cliniques. Pour l'année 2016, les bénéfices du groupe (comptablement appelé "résultat net") sont de... 60 000 000 €, oui oui, 60 millions d'euros !

Et quand on pense que cette entreprise est cotée en bourse, cela donne le vertige. Car comment être dans une logique de soin quand derrière, il y a un système qui a comme objectif de faire augmenter le cours de l'action, et donc de réaliser des profits. Il y a là quelque chose d'incompatible.

 

 

Bon, quand on a dit ça, on a à la fois tout dit et rien dit.

Rien dit de la réalité de la vie des personnes âgées en maison de retraite (EHPAD),

Rien dit du rythme minuté auquel les professionnel-les (AMP, AS...) doivent accompagner les personnes dans le quotidien (douche, toilette, habillage, change...),

Rien dit du coût que représente pour les familles l'accueil de leur-s parent-s en maison de retraite,

Rien dit du temps passé par les "résidents" à attendre un professionnel faute de manque de personnel,

Rien dit de la tension des professionnels entre leur éthique de l'accompagnement et du soin, et les contraintes dans lesquelles ils doivent exercer,

Rien dit du type de management qui est pratiqué dans ces lieux,

Rien dit des tensions qui surgissent inévitablement à l'intérieur des équipes,

Rien dit du manque de considération institutionnelle (et non des soignants) envers les personnes accueillies,

Rien dit de la loi du silence dans laquelle sont plongés les salariés par certaines directions,

Rien dit de l'absence de soutien des professionnel par certaines directions,

Rien dit du décalage entre l'éthique de soin des professionnels, et l'obligation de gestion qui vient d'en haut,

Rien dit du fait qu'il n'y a bien souvent qu'une AMP, ou une AS pour accompagner 12 voir 15 personnes atteintes de démence,

Rien dit de la maltraitance institutionnelle qui découle de ce système,

...

 

Alors mettre ces deux réalités en perspective, ce n'est pas forcément ce qui permettra de faire changer les choses chacun dans notre coin. Mais si les soignants, les familles et l'ensemble de la société prennent conscience du système qui est derrière l'accueil de chaque personne âgée, alors, ensemble, il sera probablement possible de faire bouger les lignes, de mettre enfin en place un accueil à la hauteur de nos connaissances en matières d'accompagnement humain et de placer au centre du travail : l'accueil, l'écoute, l'accompagnement, le temps, le respect, la disponibilité, la relation individuelle, le faire avec et non le faire pour...

 

Car il faut le dire, cela va globalement mal dans les EHPAD de Korian. Les indicateurs de mauvaise santé d'un établissement (entreprise ou association) sont les suivants : turn-over du personnel, arrêts maladie, accidents de travail, tensions au sein des équipes,...

Et actuellement, notamment à la Villa Thais de Valence, EHPAD Korian, il y a des élections professionnelles partielles. Alors que les dernières élections ont eu lieu il y a... 10 mois. Signe donc que cela va mal... Et nous avons la prétention de croire qu'on peut y faire un tout petit quelque chose.

Alors, si tu travailles là-bas et que cela t'intéresse, n'hésites pas à nous contacter. Et si tu connais des gens qui y travaillent, parle-leur !

 

Mesdames et messieurs, faisons chacun notre part !


 

Grève à Korian

À Korian...

À Korian, on a que 10 min pour faire la toilette de nos p’tits vieux ! (voir encore moins)

Et s’il y a un imprévu pendant ces 10min ? Bah non, il ne peut pas, il ne doit pas y avoir d’imprévu car sinon, t’es en retard.

À Korian, t’as exactement 5min pour transmettre à ton/ta collègue l’important de ce qu’il s’est passé dans la journée pour tes p’tits vieux. (à raison de, aller, 20 p’tits vieux, ça fait 15 secondes pour chacun…)

À Korian, les p’tits chefs (à ne pas confondre avec les p’tits vieux !) divisent pour mieux régner, et te répriment dès que tu fais une erreur (voir même dès que tu outrepasses ton rôle dans le bien et dans l’intérêt de tes p’tits vieux !)

À Korian, tu peux pas faire ton boulot avec éthique. Et qui est-ce qui en pâtit en premier ? les p’tits-vieux ! puis les salariés.
Pourtant à Korian, on a distribué près de 30 millions d’euros à nos actionnaires ! (tu me diras, les p’tits vieux ont cas acheter des actions !!! les salariés sont déjà presque obligés de le faire en signant leur contrat !).

À Korian, le PDG affiche un revenu annuel de 658 788€ !Caricature maison de retraite

À Korian, une aide soignante touche à l’année 14 214€ (soit 46X moins !)

À Korian, on pourrait donc, par exemple, créer 46 postes d’aide soignante pour les p’tits vieux rien qu’avec le salaire du PDG (on monte à 2110 postes avec les 30 millions des actionnaires :-)

À Korian, une grève illimitée est lancée depuis le 15 avril par notre syndicat SUD Santé Sociaux.

Alors, si tu connais quelqu’un qui travaille pour Korian, transmets lui ce que tu viens de lire.

Au fait, Korian, par chez nous, c’est :
- l’EHPAD Korian drôme provençale à CHAROLS (Drôme)
- l’EHPAD Villa Thaïs à VALENCE (Drôme)
- l’EHPAD la Bastide à BOURG SAINT ANDÉOL (ardèche)
- la clinique privée la Condamine à THUEYTS (ardèche)

Communique de presse 14 avril 2015Communique de presse 14 avril 2015 (200.07 Ko)

Action champdemars 1 2Action champdemars 1 2 (28.5 Ko)

Korian 3ieme jour de gre ve 17 04 2015Korian 3ieme jour de gre ve 17 04 2015 (207.47 Ko)

 


 

 

Sur le sujet des EHPAD, qui font parti de notre branche syndicale lorsqu'ils sont gérés par une association ou une entreprise, voici un blog très complet fait par des collègues travaillant en EHPAD. SUD santé sociaux des salariés Korian-Medica

Tu y trouveras des infos sur la convention collective de l'hospitalisation privée qui régit leurs structures, des réflexions sur la maltraitance des personnes âgées vulnérables, des propositions sur le fonctionnement des EHPAD, des notions de droit...

Cette convention collective, qui encadre les EHPAD du secteur privé n'est vraiment pas la panacée !

Pourtant, son application doit malheureusement faire l'objet de combats dans nombre de structures. C'est la première lutte des élus : faire appliquer la convention. Car malgré qu'elle soit loin d'être idéale, qu'elle soit bien moins lotie que d'autres conventions de notre secteur syndical, il y a tout de même des choses à faire respecter ! Il faut par exemple se battre et s'y référer en ce qui concerne les heures supplémentaires, le travail de nuit, le droit des élus et le droit syndical...

A noter que la boite Korian-Medica (groupe côté en bourse ; hé oui, c'est le secteur du soin à but lucratif !) gère trois EHPAD par chez nous, La Bastide à Bourg Saint Andéol (07), la Villa Thais à Valence et Drôme Provencale à Charol (26) et une clinique : La Condamine à Thueyts (07). Alors si tu es salarié-e dans un de ces lieux là, saches que tu n'es pas seul-e et que tu peux les contacter.

Mais bien entendu, si tu souhaites faire bouger les choses et que tu partages les valeurs de SUD et de SOLIDAIRES, contactes-nous !

Une brochure sur les EHPAD a également été réalisée par SUD  :

Brochure ehpad 1Brochure ehpad 1 (6.92 Mo)

Brochure ehpad 2Brochure ehpad 2 (5.09 Mo)

×